Bill Gates veut mettre certains métiers à l'abri des machines : il n'arrive qu'à 40 %
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Dans un essai de près de six mille mots publié le 26 août sur son site, Bill Gates propose de taxer les jetons d'intelligence artificielle et les robots, afin de combler l'écart entre le coût d'un salarié et celui d'une machine. Il avance aussi l'idée de professions réservées aux humains, sur le modèle des réserves naturelles : garde d'enfants, rôle de juré, soins aux personnes, santé mentale. Mais il a confié à Axios que, même dans une version très extrême, il ne parvenait à protéger que 40 % des emplois. Le chercheur Oren Etzioni lui donne raison sur le diagnostic et rejette l'ordonnance : taxer les jetons, dit-il, revient à taxer les frappes sur une machine à écrire.
Our Take
Gates got the diagnosis right — the tax code literally pays employers to swap people for machines — but the fix he reached for taxes something that can move offshore, and his own 40% ceiling is the number that should scare us.
Pour aller plus loin sur Unscarcity
Three Other Floors: Why Nordic, UBI, and Singapore Still Need Wages
Gates wants the new tax to fund retraining and a stronger safety net, and this piece shows every existing floor is load-bearing on the wage labor his own forecast says is going away.
The Land Tax That Funds Abundance: Henry George's 1879 Solution to a 2030 Problem
It explains why Etzioni's objection generalizes: a tax base that can move offshore leaks, which is the difference between taxing tokens and taxing something that has to physically sit in a warehouse.